Mieux comprendre l'obésité

 

L’obésité correspond à un excès de masse grasse et à une modification du tissu adipeux contenant les adipocytes (cellules spécialisées dans le stockage de la graisse) entraînant des inconvénients pour la santé et pouvant réduire l’espérance de vie.

Ses causes sont complexes. Elle résulte de l’intrication de plusieurs facteurs − alimentaires, génétiques épigénétiques et environnementaux − impliqués dans le développement et la progression de cette maladie chronique.

L’obésité résulte d’un déséquilibre entre les apports et les dépenses énergétiques. Ce déséquilibre aboutit à une accumulation des réserves stockées dans le tissu graisseux, entraînant elle-même de nombreuses complications.

 

L’obésité concerne aujourd’hui la quasi-totalité de la planète, dont de nombreux pays émergents. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 39% des adultes dans le monde sont en surpoids et 13% sont obèses.

Le nombre de cas d’obésité a presque triplé depuis 1975.

 

Les complications associées, en particulier le diabète de type 2 (44% des cas imputables au surpoids/obésité), les maladies cardiaques (23% des cas imputables) et les cancers (entre 7% et 41% des cas imputables au surpoids/obésité selon les localisations) entraînent le décès d’au moins 2,8 millions personnes chaque année.

 

Ainsi, le surpoids et l’obésité sont reconnus comme la cinquième cause de mortalité par l’OMS.

 

En France, l’obésité́ concerne 17% des adultes et, chez les enfants, 16% des garçons et 18% des filles : des chiffres à peu près stables depuis une dizaine d’années.

 
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L’obésité, une maladie aux multiples conséquences

L’obésité entraîne des troubles de santé dont le diabète de type 2.

Chez la personne obèse, l’insuline n’agit plus correctement et l’utilisation du glucose par les cellules est perturbée (on parle d’insulinorésistance), provoquant une augmentation de la concentration de glucose dans le sang et une hyperglycémiehyperglycémieTaux anormalement élevé de glucose (sucre) dans le sang.

L’obésité accroît aussi le risque d’hypertension artérielle, d’athérosclérose notamment en raison d’une inflammation des artères, mais aussi de dyslipidémie, de maladies du foie (stéatohépatite non-alcoolique), de maladie rénale chronique. Elle est aussi associée à de nombreux cancers, en particulier du sein, de l’utérus ou encore du foie.

Parmi les complications on compte également des maladies respiratoires : syndrome d’apnée du sommeil, hypoventilation, ainsi que des troubles hormonaux (perturbation des cycles menstruels chez la femme) ou encore des maladies articulaires, telles que l’arthrose, en raison de la surcharge sur les os et articulations qui s’en trouvent fragilisés.

 

L’obésité est en outre associée à un risque accru de reflux gastroœsophagien, de problèmes dermatologiques de type mycoses ou psoriasis, d'insuffisances veineuses cutanées.

Il faut par ailleurs souligner le retentissement psychologique et social de la maladie dans une société très axée sur le culte de la minceur.

Une perte de poids même modeste est bénéfique sur le plan métabolique, cardiovasculaire, respiratoire et musculo-squelettique. Des médicaments sont par ailleurs souvent nécessaires au cas par cas pour réduire les symptômes de ces différentes comorbidités.

 

Supprimer les apports en graisses (huile et beurre) est-ce vraiment judicieux ?

 

Quels sont les rôles des graisses ?

  • Elles agissent comme matériaux de construction pour toutes les cellules de l’organisme, particulièrement celles du système nerveux ;

  • Elles fournissent de l’énergie à notre corps ;

  • Elles participent à la synthèse d’hormones et de cholestérol ;

  • Elles sont indispensables pour absorber les vitamines A, D, E et K ;

  • Elles donnent saveur et onctuosité aux aliments.

 

Qu’est-ce que des acides gras essentiels ?

Certains acides gras sont dits « essentiels » parce que le corps ne peut pas les fabriquer lui-même et sont nécessaires à son bon développement et fonctionnement. Il est donc primordial de les obtenir par le biais de votre alimentation.

Les acides gras oméga 3 et oméga 6 font partie de la famille des acides gras polyinsaturés.
Les acides gras oméga 3 et 6 jouent un rôle dans :

 

  • Tous les processus de reproduction et de croissance ;

  • La formation des cellules ;

  • L’intégrité de la peau ;

  • Les réactions inflammatoires, allergiques, vasculaires, immunitaires, etc…

 

Bon à savoir !

Les oméga 3 protègent également contre les maladies du cœur :

  • en réduisant la quantité de mauvais cholestérol dans le sang ;

  • en prévenant la coagulation du sang, et donc de la formation d’un caillot de sang pouvant boucher une artère du cœur et mener à un infarctus ;

  • en réduisant la quantité de triglycérides dans le sang, un type de gras qui contribue au développement des maladies du cœur.

 

Afin d’augmenter la teneur en oméga 3 de son alimentation, il est bon de consommer des poissons gras tels que les sardines, maquereaux, saumons, trois fois par semaine. Les huiles de Colza et de noix, les graines de lin, les noix de Grenoble sont également d’excellentes sources d’oméga 3.

 

Qu’est-ce que des acides gras insaturés ?

Il existe deux familles d’acides gras insaturés : les monoinsaturés et les polyinsaturés. Ces deux types d’acides gras peuvent vous aider à réduire votre cholestérol sanguin ! Il suffit de remplacer une partie des acides gras saturés de votre alimentation par des acides gras insaturés.

L’huile d’olive est une excellente source d’acides gras monoinsaturés.

 

Qu’est-ce que des acides gras saturés ?

Les acides gras saturés sont les principaux responsables alimentaires de l’augmentation du cholestérol sanguin. Les huiles riches en acides gras saturés sont habituellement solides à la température de la pièce.

 

Bon à savoir :

Les principales sources :

  • les produits animaux, comme le beurre, le saindoux, la viande, la volaille, le fromage et le lait entier ;

  • les huiles de palme, de coprah et de coco ;

 

Et le cholestérol ?

Le cholestérol est un lipide est indispensable à la vie. Il entre dans la constitution des membranes des cellules de notre corps : près de 90% du cholestérol de notre organisme est dédié aux membranes de nos cellules. C’est un constituant de certaines hormones sexuelles (testostérone) ou surrénaliennes (cortisone). Il est également indispensable au développement de certaines cellules du fœtus. Le cholestérol est aussi un composant de notre cerveau : notamment en favorisant la formation de synapses. C’est un ingrédient de la bile : liquide verdâtre, qui permet de mélanger les lipides à l’eau, afin de pouvoir digérer les graisses alimentaires. Donc sans cholestérol, pas de bile, et sans bile, pas de digestion de lipides… Il est le précurseur de la vitamine D.

 

Le cholestérol alimentaire peut chez certaines personnes augmenter le taux de cholestérol sanguin. C’est surtout la quantité totale de matières grasses ainsi que les gras saturés qui influencent le plus le taux de cholestérol sanguin. Le cholestérol alimentaire se retrouve dans les aliments d'origine animale comme la viande, la volaille, le poisson et les produits laitiers.

 

En conclusion, tous les lipides ne sont pas nuisibles pour la santé et les éliminer totalement expose l’organisme à des carences (vitaminiques, hormonales…). Ils doivent être consommés avec modération. Les lipides contiennent 2 fois plus de calories que les glucides ou les protéines pour un même volume. Une trop grande consommation de lipides ajoute donc beaucoup de calories superflues à votre assiette.

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Actuellement de nombreuses personnes suppriment leur apport en graisses (huile et beurre) mais est-ce réellement judicieux ? je vais tenter d’éclaircir la question sur ce sujet.

 

Malgré leur mauvaise réputation, les graisses aussi appelées lipides sont essentielles à une bonne santé. Les lipides sont formés d’acides gras saturés ou insaturés. Les aliments contiennent différents types d’acides gras qui ont chacun leurs qualités et leurs défauts. Ainsi, selon le type et la quantité d’acides gras consommés, les effets seront différents sur votre santé.

 

Reprendre de bonnes habitudes alimentaires

Pour cela il faut reprendre de bons rythmes alimentaires en respectant les horaires des principaux repas. La régularité des repas va permettre d’éviter des pulsions alimentaires et des grignotages dans la journée. La pause du repas de midi est nécessaire pour recharger les batteries, aussi nutritionnelles qu’intellectuelles.

 

Le petit déjeuner est aussi très important pour garder la forme et éviter le manque de tonus intellectuel vers 11 heures du matin. Instaurer un petit déjeuner en famille peut être très bénéfice pour les enfants qui ont tendance à calquer leurs habitudes alimentaires sur leurs parents.

 

Bon à savoir

Les principaux repas doivent être équilibrés en apportant :

  • des fibres pour le transit et la satiété, sous forme de fruits et légumes (et donc riches en vitamines !)

  • des protéines pour les muscles et la satiété

  • des féculents pour l’énergie physique et intellectuelle

 

Privilégiez les fruits et légumes de saison

Au mois de septembre c’est la pleine de saison pour :

  • les légumes : épinard, fenouil, herbes aromatiques, cresson, carotte, haricots verts, oignon, ail, poivron, courgette, blettes, céleri branche, aubergine, poireau, choux de Bruxelles, oseille, champignon cultivés, cèpe, salade, tomate concombre...

  • les fruits : citron, myrtilles, framboises, figue de Barbarie, figue, raisin, cassis, pomme, melon, prune, mirabelle, poire, amande, noisette

 

Faites le plein de Vitamine D

La vitamine D a la fonction d'augmenter la capacité d'absorption de l'intestin du calcium et du phosphore, ce qui permet :

  • d'assurer une minéralisation optimale des tissus minéralisés, notamment os, cartilage et dents ;

  • de contribuer au maintien des concentrations plasmatiques du calcium et du phosphore.

De plus, il permet de renforcer l’immunité.

 

Dans l’alimentation on retrouve essentiellement la vitamine D dans l’huile de foie de morue, saumon, sardine, maquereau, hareng, anchois, jaune d’œuf et produits laitiers entiers.

Il est possible de faire doser la vitamine D dans le sang grâce à une simple prise de sang. En cas de déficit, il faut privilégier les aliments riches en vitamine D et se complémenter. On peut trouver de la vitamine D à prendre quotidiennement sous forme de gouttes.

 

On protège ses intestins en prenant soin de son microbiote.

Le microbiote intestinal correspond à l’ensemble des micro-organismes qui colonisent le tube digestif. Il est peuplé de plus de 100 000 milliards de micro-organismes. C’est 10 fois plus que le nombre de cellules du corps. Les bactéries sont largement représentées, avec plus de 1 000 espèces et 7000 souches différentes.

Notre microbiote intestinal protège notre muqueuse intestinale. Il a un rôle dans la digestion, dans l’immunité, il produit des vitamines (vitamine K2 et B12). Il a également des fonctions métaboliques et neurologiques. Si nos bactéries intestinales sont moins nombreuses, altérées ou même détruites (par des antibiotiques par exemple) cela aura des conséquences négatives sur :

  • notre digestion (transit perturbé, ballonnement, gaz) ;

  • notre immunité (moins de résistance aux diverses infections) ;

  • la production de certaines vitamines ;

  • sur certaines pathologies (diabète, obésité, maladies auto-immunes, maladies inflammatoire, dépression…)

 

Bon à savoir

Notre microbiote a besoin de fibres : adopter les fruits et légumes à chaque repas.

Attention : il déteste les édulcorants (attention aux produits « light » !)

Vous pouvez prendre des probiotiques sous forme de cure (Notre Partenaire probiotique)

 

Faim et Satiété

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Définition de la Faim et la Satiété ?

 

Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la faim est un ensemble de sensations provoquées par la privation de nourriture, qui incitent l’homme ou l’animal à rechercher des aliments, et que l’ingestion de nourriture fait disparaître.

La satiété est l’état d'une personne dont la faim est entièrement satisfaite, qui est rassasiée.

La prise alimentaire est donc régulée par les sensations de faim et de satiété. Malheureusement, il peut y avoir des dérèglements des processus de contrôle de la faim et de la satiété qui peuvent se traduire par de l’obésité, de la dénutrition, de l’anorexie…

Quels sont les acteurs physiologiques de la prise alimentaire ?

On dénombre 3 acteurs :

  • Le cerveau qui coordonne les sensations de faim et de satiété par l’intermédiaire de sécrétion au niveau des neurones.

  • Les intestins qui sécrètent des substances et hormones lors de la prise alimentaire et qui stimulent le nerf vague.

  • Le tissu adipeux qui reflète l’état des réserves en graisses et qui sécrète des hormone (comme la leptine qui donne un signal de satiété).

Les mécanismes de régulation de la prise alimentaire prennent en compte les besoins et les réserves énergétiques.

 

Que se passe-t-il au niveau de l’estomac ?

Lors les aliments arrivent dans l’estomac, ce dernier se distend, ce qui envoie un signal au cerveau par l’intermédiaire du nerf vague. Le cerveau est informé du rassasiement et stoppe la prise alimentaire. C’est une régularisation à court terme.

 

Bon à savoir

Pour bien ressentir les sensations de plénitude gastrique, il faut augmenter le poids et le volume des aliments. Par exemple, manger plus de légumes, consommer des pâtes, du riz, ou du pain complets. Et surtout bien mastiquer les aliments pour manger plus lentement.

 

Il existe aussi une hormone, appelée le Ghréline, sécrétée par les cellules de l’estomac. Cette hormone est véhiculée par le sang, arrive aux neurones (dans le cerveau), donne un signal de sensation de faim.

 

Bon à savoir

La sécrétion de la grhéline chute rapidement après l’ingestion d’aliments et surtout en présence de « protéines » (soit viande, poisson, œuf).

 

Que se passe-t-il au niveau de l’intestin grêle ?

Au niveau de la paroi de l’intestin, on trouve des cellules possédant des récepteurs permettant d’analyser la nature des aliments arrivant dans le tube digestif. Ces cellules transmettent l’information au cerveau par l’intermédiaire de substances et d’hormones. Toutes ces informations sont analysées par le cerveau et permettent de diminuer la prise alimentaire et de favoriser la satiété.

 

Que se passe-t-il au niveau du tissu adipeux ?

La leptine est une hormone qui est sécrétée par le tissu adipeux et qui va donner au cerveau (plus précisément à l’hypothalamus) une information favorable à la diminution de l’appétit et donc à l’arrêt de manger, à court et long terme.

Existent-ils des facteurs psychologiques favorisants ou non la prise alimentaire ?

La réponse est OUI. Nous connaissons tous cette sensation de « saliver » devant un plat ou un met qui nous est très appétissant. En effet, la prise alimentaire est également modulée par des facteurs sensoriels comme l’aspect d’un aliment, son odeur, son goût, sa texture. Ces facteurs psychologiques sont plus puissants que la physiologie car même sans faim, nous pouvons encore manger un dessert appétissant à la fin d’un repas (même copieux).

 

Bon à savoir

La motivation à manger est donc un savant mélange entre le besoin de manger et le plaisir que cela procure.

 

Le Stress et Le Poids

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«  Je suis stressé et je pense que cela a une répercussion sur mon poids ; est-ce possible? »

 

Problématique :

Le stress est pratiquement un incontournable de nos vies modernes : quête du succès au travail ou à l’école, fragilité de l’économie, petits défis quotidiens de la vie familiale, et plus encore. Voici donc tout ce que vous devez savoir sur le stress pour qu’il ne se retrouve pas dans votre assiette…

Qu’est-ce que le stress?

Le stress répond à un mécanisme complexe mais on peut le définir comme un état qui déséquilibre le corps humain et qui est perçu comme étant menaçant pour l’individu.

On distingue 2 types de stress :

  • Le stress aigu : un épisode précis et ponctuel qui occasionne de la détresse. Cette condition engendre une série de réactions dans le corps, notamment la sécrétion d’adrénaline, qui a pour but de nous aider à affronter la situation menaçante, ou encore à la fuir.

  • Le stress chronique : Être soumis de façon répétitive à une ou des situations causant une détresse et qu’on ne parvient pas à gérer efficacement. Ex. : situation financière précaire, troubles familiaux persistants, problèmes continus au travail, etc...

 

Les conséquences du stress :

Sur la santé mentale : Anxiété, dépression, nervosité, irritabilité. Certaines conditions psychologiques peuvent contribuer à l’apparition du stress : la nouveauté, la perte de contrôle, l’ambiguïté, l’imprévisibilité, la menace à l’ego et l’anticipation de conséquences négatives. Plus un environnement est perçu comme étant hostile ou déstabilisant, plus l’équilibre psychologique est à risque.

 

Sur la santé physique :

  • A long terme, le stress chronique est responsable d’une augmentation des glucocorticoïdes dans le corps, plus particulièrement le cortisol. Cette hormone a des propriétés inflammatoires, et sa présence continuelle en quantité élevée dans notre système est néfaste pour l’organisme.

  •  A court terme, la réaction au stress de chacun varie énormément quant aux symptômes ressentis ainsi que leur intensité. Ce sont tous les systèmes du corps humain qui peuvent être touchés, et les manifestations sont multiples : insomnie, eczéma, maux de tête, palpitations, sudation, urination fréquente, asthme, etc. Le tube digestif n’est pas épargné non plus : reflux, constipation, gaz, diarrhée...

 

Sur l’appétit :

  • Outre les perturbations digestives, le stress modifie notre comportement alimentaire en s’attaquant directement à la source : notre appétit ! Chez certains, le stress provoque l’anorexie, c’est-à-dire une perte d’appétit qui se traduit par une incapacité à avaler quoi que ce soit. Pour d’autres, on parle plutôt de fringales. S’accoutumer à gérer notre stress par la prise d’aliments peu nutritifs est malsain et peut engendrer des problèmes de poids importants. Éventuellement, les fringales liées au stress peuvent mener à des troubles alimentaires, notamment à l’hyperphagie boulimique et la boulimie.

 

Mes conseils en pratique :

 

  • Respecter des heures régulières pour le repas

  • Manger lentement

  • Faire un gouter en choisissant les aliments peu caloriques mais rassasiants

  • Manger en pleine conscience

 

N’hésitez pas à vous faire appel à nous pour vous aider !