Apprécier les aliments, ça s’apprend

Aimer la saveur sucrée et les aliments « gras » est inné (car le lait maternel ou maternisé est sucré et gras pour la croissance du bébé). Par contre apprécier l’amer et l’acide découle d’un apprentissage. Plusieurs raisons expliquent les réticences que certains enfants manifestent devant de nouveaux aliments.

 

Il est naturel pour plusieurs enfants de d’abord rejeter un aliment nouveau (on appelle cela la « néophobie alimentaire ») et ensuite de l’apprivoiser à son rythme.

           

Les enfants peuvent avoir besoin de 15 expositions à un nouvel aliment pour le manger et l’apprécier... et parfois même plus. Gardez espoir et continuez à présenter de nouveaux aliments à votre enfant. C’est à force de répétitions qu’un aliment devient familier. Gardez en tête que les enfants ont tendance à aimer ce qu’ils connaissent.

 

De plus, les capteurs sensoriels présents dans la bouche des petits sont plus nombreux et plus sensibles que ceux des adultes. Cela rend leurs expériences gustatives plus intenses.

La capacité de mastication des jeunes enfants est limitée. Les textures représentent souvent un obstacle à leur appréciation de certains aliments granuleux, croquants ou fibreux.

 

Que faire ?

Ne retirez donc pas un mets du menu après 3 ou 4 essais. Lui en servir quand même : cela peut prendre jusqu’à 20 repas avant qu’il accepte de les goûter.

 

Jouez sur le plaisir

 

Le contexte dans lequel se fait une expérience alimentaire influence le fait que l’enfant veuille ou non la renouveler. Il doit donc être positif.

Le plus important est que l’enfant développe ses goûts pour des aliments variés. Si manger est synonyme de pleurs, les chances qu’il apprécie ces aliments à long terme sont très faibles.

 

Ne forcez pas. Contentez-vous de présenter les aliments et de proposer d’y goûter.

Dites à votre enfant qu’il s’agit d’un aliment « de grand » et qu’il est peut-être encore trop petit pour l’apprécier. Son intérêt risque de s’aiguiser !

Mangez vous-même les aliments méconnus, et manifestez votre appréciation. Montrez par l’exemple !

 

Un seul menu pour la famille

 

Pour « acheter la paix », vous êtes tenté d’offrir un autre repas à un enfant s’il n’aime pas ce que vous lui présentez ? C’est une mauvaise idée !

Cette habitude le conforte dans son refus et limite ses découvertes alimentaires à long terme. Il doit se contenter des aliments qui sont sur la table. Pour cette raison, un repas doit comporter un ou deux aliments qu’il aime afin qu’il puisse tout de même se nourrir.

 

Quelques astuces pour faciliter l’introduction de nouveaux aliments et agrémenter les découvertes :

 

  • Introduisez un seul aliment nouveau par repas ;

  • Impliquez votre enfant dans le choix et la préparation des repas.
    S’il a lui-même mis un nouveau légume dans la recette, il sera fier et plus enclin à y goûter.

  • Coupez le nouvel aliment en petites bouchées afin que l’enfant sache qu’il peut l’apprivoiser progressivement.

  • Racontez-lui des histoires autour de ces aliments : de la provenance ou de super héros mangeur de cette nouveauté !

  • Évitez les collations moins de 2 heures avant le repas ; tout est meilleur quand on a vraiment faim.

  • Évitez de présenter le dessert comme une récompense, car cela risque d’entretenir son opinion négative du plat principal.

  • Encouragez votre enfant, félicitez-le de ses efforts et évitez les critiques et les punitions en lien avec les aliments.

 

 

Bon à savoir

Vous êtes le modèle de votre enfant et il aura tendance à vous imiter. Il sera davantage tenté d’y goûter s’il voit que vous appréciez cet aliment. Pour ce faire, souriez en prenant une bouchée, dites « miam, que c’est bon ! », frottez votre ventre avec votre main, ou démontrez votre plaisir à votre façon.

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Comment agir avec un enfant qui n’aime pas grand-chose ?

 

Si on écoutait nos enfants, les repas tourneraient autour des pâtes, des croquettes panées de poulet ou de poisson, des frites et des hamburgers ! Mais, autant pour leur santé que pour les aider à développer leurs goûts, ce genre de menu n’est pas souhaitable.

 

 

Que se passe-t-il entre 4 et 7 ans?

La néophobie alimentaire, c’est-à-dire le refus (par crainte ou méconnaissance) de certains aliments, est un processus normal chez tous les enfants. Elle débute généralement vers 2 ans et peut perdurer jusqu’à l’âge de 10 ans, mais connaît son apogée entre 4 et 7 ans. Elle fait partie du développement psychique de l’enfant. C’est pour lui une façon de s’individualiser et d’affirmer sa personnalité. Cependant, l’humain est omnivore, il est donc essentiel pour l’équilibre alimentaire de l’enfant qu’il dépasse cette peur d’ingérer des aliments inconnus.

 

 

Comment leur apprend à apprécier les aliments ?

Aimer la saveur sucrée et les aliments « gras » est inné (car le lait maternel ou maternisé est sucré et gras pour la croissance du bébé). Par contre apprécier l’amer et l’acide découle d’un apprentissage. Plusieurs raisons expliquent les réticences que certains enfants manifestent devant de nouveaux aliments.

  • Il est naturel pour plusieurs enfants de d’abord rejeter un aliment nouveau et ensuite de l’apprivoiser à son rythme.

  • De plus, les capteurs sensoriels présents dans la bouche des petits sont plus nombreux et plus sensibles que ceux des adultes. Cela rend leurs expériences gustatives plus intenses.

  • La capacité de mastication des jeunes enfants est limitée. Les textures représentent souvent un obstacle à leur appréciation de certains aliments granuleux, croquants ou fibreux.

 

Quelle stratégie ?

Ne retirez donc pas un mets du menu après 3 ou 4 essais. Lui en servir quand même : cela peut prendre jusqu’à 20 repas avant qu’il accepte de les goûter.

Les enfants peuvent avoir besoin de 15 expositions à un nouvel aliment pour le manger et l’apprécier... et parfois même plus. Gardez espoir et continuez à présenter de nouveaux aliments à votre enfant. C’est à force de répétitions qu’un aliment devient familier. Gardez en tête que les enfants ont tendance à aimer ce qu’ils connaissent

  • Introduisez un seul aliment nouveau par repas

  • Impliquez votre enfant dans le choix et la préparation des repas. S’il a lui-même mis un nouveau légume dans la recette, il sera fier et plus enclin à y goûter.

  • Coupez le nouvel aliment en petites bouchées afin que l’enfant sache qu’il peut l’apprivoiser progressivement.

  • Évitez les collations moins de 2 heures avant le repas ; tout est meilleur quand on a vraiment faim.

  • Évitez de présenter le dessert comme une récompense, car cela risque d’entretenir son opinion négative du plat principal.

  • Encouragez votre enfant, félicitez-le de ses efforts et évitez les critiques et les punitions en lien avec les aliments.

 

 

 

Bon à savoir

Le contexte dans lequel se fait une expérience alimentaire influence le fait que l’enfant veuille ou non la renouveler. Il doit donc être positif.

Le plus important est que l’enfant développe ses goûts pour des aliments variés. Si manger est synonyme de pleurs, les chances qu’il apprécie ces aliments à long terme sont très faibles.

 

Un seul menu pour la famille

Pour « acheter la paix », vous êtes tenté d’offrir un autre repas à un enfant s’il n’aime pas ce que vous lui présentez ? C’est une mauvaise idée !

Cette habitude le conforte dans son refus et limite ses découvertes alimentaires à long terme. Il doit se contenter des aliments qui sont sur la table. Pour cette raison, un repas doit comporter un ou deux aliments qu’il aime afin qu’il puisse tout de même se nourrir.

 

Un nouvel aliment !

Dites à votre enfant qu’il s’agit d’un aliment « de grand » et qu’il est peut-être encore trop petit pour l’apprécier. Son intérêt risque de s’aiguiser !

Mangez vous-même les aliments méconnus, et manifestez votre appréciation. Montrez par l’exemple !

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La néophobie alimentaire

Souvent les parents relatent le fait que leur enfant bébé mangeait de tout puis vers 3 ou 4 ans il devenait « difficile ». Il n’ y a rien d’inquiétant car c’est un phénomène naturel chez l’enfant, en particulier entre 4 et 7 ans.

 

Cependant il faut réagir et surtout ne rien lâcher !!!

 

L'Obésité de l'enfant

Le surpoids et l’obésité de l’enfant et de l’adolescent au travers d’un focus sur un centre spécialisé de prise en charge de notre région.

 

Comment définit-on le surpoids et l’obésité de l’enfant ?

Le surpoids de l'enfant est défini comme un excès de masse grasse corporelle. Il entraîne des conséquences défavorables sur la santé. La masse grasse correspond à l'ensemble de la graisse du corps (ou tissu adipeux). On l'oppose à la masse maigre qui correspond au poids des muscles, des organes et des viscères.

On parle d'obésité de l'enfant à partir d'un niveau de surpoids défini selon l'âge, le sexe et l'indice de masse corporelle (IMC). Après avoir calculé cet indice de masse corporelle (IMC), le résultat est reporté sur la courbe de corpulence (que l’on retrouve dans le carnet de santé) et comparé aux seuils établis en fonction du sexe et de l'âge de l'enfant.

 

Quels sont les facteurs favorisant le surpoids et l'obésité de l'enfant et de l'adolescent ? 

On note 4 facteurs prédominants: une histoire familiale de surpoids, une accumulation de graisse dans les tissus (rebond d'adiposité) précoce chez l'enfant avant l’âge de 6 ans, une alimentation trop riche en aliments gras et sucrés, un manque d'activité physique et un sommeil de mauvaise qualité.

 

Quelles sont les prises en charge pour les enfants et les adolescents ?

Plusieurs types de prises en charges sont possibles : en ville par un diététicien ou médecin ou en centre spécialisé avec scolarité. Dans notre région, nous avons l’AJO Les Oiseaux à Sanary sur mer qui accueille les enfants et adolescents de 6 à 18 ans en hôpital de jour ou en séjour.

 

Comment se déroule la prise en charge dans l’hôpital de jour Les Oiseaux ?

L’équipe pluridisciplinaire (médecins, diététiciens, psychologues, psychomotriciens, éducateurs en activités adaptées, assistants sociaux) élabore un bilan et propose un projet de soin thérapeutique et individualisé. La prise en charge est soit individuelle soit en groupe avec une fréquence du suivi adaptée aux besoins et aux attentes des patients et de leur famille. Les enfants et adolescents ont divers ateliers autour de l’alimentation, de l’activité physique, de l’art thérapie.... Un programme de formation pour les familles est également mis en place en fin de chaque mois. Il est possible de faire un stage pendant les vacances pendant 5 jours où divers ateliers thérapeutiques sont proposés avec en trame de fond l’activité physique adaptée. L’objectif est d’accompagner le patient et sa famille dans la modification durable des habitudes de vie afin de se sentir mieux dans sa tête et son corps.

Bon à savoir : Profiter de la journée « portes ouvertes » de l’hôpital de jour Les Oiseaux le samedi 18 Mars de 14 à 17h pour rencontrer l’équipe. Un dépistage gratuit du surpoids et de l’obésité y sera effectué ainsi qu’une tombola.

 

 

Comment se déroule la prise en charge en établissement de santé spécialisé ?

J’ai pu visiter le centre AJO Les Oiseaux à Sanary sur mer pouvant accueillir 100 adolescents collégiens sur un site de 3 hectares avec piscine, terrains de sport et salle de remise en forme. Les adolescents y sont scolarisés (contrat avec l’éducation nationale) et suivent divers ateliers. Toutes les semaines ils participent à des ateliers interactifs autour de l’alimentation et des cours de cuisine mais aussi des ateliers sur le grignotage avec une psychologue et un diététicien. L’activité physique adaptée est bien présentée (6 à 8 heures par semaine) et très attractive avec divers centres d’intérêts tels que le judo, tennis, roller, natation, arts du cirque, zumba, sportifs collectifs. Les ados ont aussi la chance de pouvoir s’entrainer sur le terrain du RCT (club partenaire avec l’AJO Les Oiseaux !). L’objectif est l’autonomie et la responsabilisation des adolescents face à leur assiette équilibrée et la poursuite de leur activité physique en dehors du centre. Au niveau alimentaire, 2 programmes sont mis en place : le premier avec des quantités définies puis dans un second temps en autonomie avec gestion des quantités en fonction de l’activité physique.

 

Bon à savoir : des séjours d’été de 6 semaines sont des excellentes alternatives pour poursuivre l’aventure, pour découvrir le centre avant de l’intégrer ou simplement faire un point sur la santé de l’adolescent face à son alimentation et son activité physique Le centre AJO Les Oiseaux vient d’ouvrir les inscriptions pour la rentrée scolaire de septembre. Les renseignements sont disponibles au 04 94 88 51 00.

 

Le gras chez l'adolescent

A l'adolescence, l'augmentation du gras corporel est inévitable, mais ce phénomène cause un émoi à une période de la vie où l'image corporelle prime. Les préoccupations à l'égard du poids et de l'alimentation s'allient alors à la peur de « devenir grosse ».

           

Estime de soi : très souvent faible

Certaines adolescentes mettront toute leur volonté à modifier leur apparence pour avoir le contrôle sur les changements que subit leur corps, pallier temporairement leur sentiment d'infériorité, se trouver un copain ou ressembler à leurs modèles.

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Plus de 50% des adolescentes désirent perdre du poids. La raison la plus fréquemment invoquée ? Améliorer sa silhouette.

 

Perte de poids excessive ?

En pleine croissance, les tentatives de perte de poids chez les adolescentes peuvent s'avérer dangereuses : ralentissement de la croissance et de la formation des os, arrêt des menstruations, dépression, incapacité d’établir des relations normales avec les autres et fin de l'apprentissage de la sexualisation du corps.

 

Bon à savoir

Il est possible que votre adolescente souffre de troubles de l'alimentation si elle…

  • mange très peu ou ne consomme que des salades ou des légumes ;

  • évite complètement certaines catégories d'aliments comme la viande, le pain et les pâtisseries ;

  • refuse de manger des choses qu'elle aimait auparavant ;

  • ne mange que lorsqu’elle est seule et évite les repas en famille ou les repas en public ;

  • a perdu une quantité importante de poids ;

  • a tendance à porter tout le temps des vêtements très amples ou plusieurs vêtements superposés ;

  • est obsédée par l’exercice ;

  • mange énormément puis se fait vomir ;

  • utilise des laxatifs pour éliminer la nourriture plus rapidement.

 

Prise de poids excessive ?

Des comportements de restrictions alimentaires sont très souvent suivis par des périodes de compulsions alimentaires voire de boulimie. La prise de poids sera d’autant plus grande que la restriction aura été sévère.

Mais aussi, un mal être peut entrainer, à lui seul, des comportement alimentaires déviants comme des pulsions ou compulsions alimentaires. En effet la nourriture est un moyen rapide pour trouver du plaisir et du réconfort très facilement. Les grignotages ou collations choisis fournissent entre le tiers et la moitié des calories totales de la journée ! Les aliments fréquemment consommés par les jeunes sont souvent riches en matières grasses, en sucre et en sel et pauvres en nutriments.

Ces comportements de compensations affectives tournées vers l’alimentation concernent aussi bien les jeunes filles que les garçons.

 

Comment aider les adolescents ?

  • Aidez votre ado à équilibrer ses repas ;

  • Des repas familiaux équilibrés avec la présence d’un petit déjeuner ;

  • Soyez des modèles positifs ;

  • Restez vigilants aux préoccupations de vos jeunes.

 

Vous pouvez aussi trouver de l’aide auprès des professionnels tels que les diététiciens nutritionnistes.

Si le cas le nécessite, il existe également des structures spécialisées pour les adolescents comme le centre Les Oiseaux à Sanary sur mer. Son projet de soins médicalisés est construit sur les modifications durables des pratiques alimentaires et de l’hygiène de vie.

 

Bon à savoir

Journée portes ouvertes du centre « Les Oiseaux » à Sanary sur mer le vendredi 25 mai à l’occasion de la journée européenne de l’obésité.

Au programme : une Course Solidarité Obésité de 4.5 km à allure libre, un pique-nique, une conférence « Place de l’alimentation dans la prévention de la prise de poids infantile », des ateliers : cuisine, pâtisserie, sportif.

Les renseignements et inscriptions se font au 04 94 88 51 00.